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Joints, joints toriques et pièces en plastique de qualité alimentaire

Où se trouvent ces pièces

Sur une encrusteuse ou de formage, il n'y a pas que de l'inox ; on y trouve aussi pas mal de caoutchouc et de plastique :

  • Joints toriques, joints d'étanchéité : aux raccords entre la trémie et le mécanisme d'alimentation, aux raccords de tuyauterie, pour empêcher les fuites de farce ou de pâte.
  • Racleurs, lames racleuses : pour détacher la matière de la trémie ou des rouleaux.
  • Bagues, guides : pour réduire le frottement métal contre métal.
  • Moules de formage, organes de coupe : certains sont en résine de qualité alimentaire.
  • Bandes transporteuses : voir Bandes transporteuses : entretien, réglage et remplacement.

La plupart sont en contact direct avec les aliments et s'usent ou vieillissent plus facilement que le métal.

Les pièces en caoutchouc doivent-elles être de qualité alimentaire ?

Oui. Les pièces de machines en contact direct avec les aliments sont des ustensiles alimentaires au sens de l'article 3 de la Loi relative à la sécurité et à l'hygiène des aliments (食品安全衛生管理法), et leur matériau doit être conforme aux Normes d'hygiène des ustensiles, récipients et emballages alimentaires (食品器具容器包裝衛生標準):

  • Article 3 : les ustensiles alimentaires ne doivent présenter ni décoloration anormale, ni odeur ou goût anormal, ni contamination, moisissure, corps étrangers ou détachement de fibres.
  • Article 6 et tableau 2 : outre les dispositions générales, les matières plastiques doivent respecter les dispositions du tableau 2 propres à chaque matériau. Le tableau 2 prévoit pour le « caoutchouc (hors articles de puériculture pour l'allaitement) » des essais sur le matériau et des essais de migration, par exemple des limites de teneur en plomb et en cadmium, ainsi que des limites de migration en phénol, formaldéhyde, résidu d'évaporation, zinc, métaux lourds, etc., avec de l'eau, de l'acide acétique à 4 %, de l'éthanol à 20 % et d'autres solvants dans des conditions définies ; il couvre aussi de nombreux plastiques comme le polyéthylène, le polypropylène, le polycarbonate et le polyamide (nylon).

Dans l'Union européenne, le règlement (CE) n° 1935/2004 est le texte-cadre sur les matériaux en contact avec les denrées alimentaires. Son article 3 exige que, dans les conditions normales ou prévisibles d'emploi, les matériaux ne cèdent pas aux denrées des constituants en une quantité susceptible de présenter un danger pour la santé humaine, d'entraîner une modification inacceptable de la composition des denrées ou une altération de leurs caractères organoleptiques ; son annexe I range le caoutchouc, les silicones, les matières plastiques, les métaux et alliages, entre autres, parmi les groupes de matériaux pouvant faire l'objet de mesures spécifiques. Pour les équipements ou produits exportés vers l'Europe, une déclaration de conformité peut être exigée.

À l'achat de joints, demandez au fournisseur un rapport d'essai de conformité aux normes taïwanaises d'hygiène des ustensiles, récipients et emballages, ou les autres documents de conformité contact alimentaire exigés par le pays de destination. Ne remplacez pas les pièces de qualité alimentaire d'origine par des joints toriques industriels achetés en quincaillerie.

Les pièces en plastique peuvent-elles migrer ?

Tout matériau peut céder des traces de constituants aux aliments ; la réglementation exige que les limites ne soient pas dépassées dans des conditions définies. Facteurs qui influent sur la migration :

  • Température : la chaleur augmente la migration. La plage de température de la pièce doit couvrir les conditions d'utilisation et de lavage.
  • Graisses et acides : les aliments gras ou acides agissent davantage sur certains plastiques ; c'est pourquoi les essais de migration utilisent différents solvants comme le n-heptane, l'acide acétique ou l'éthanol.
  • Vieillissement : les pièces anciennes fissurées, décolorées ou rugueuses peuvent libérer des fragments et sont plus difficiles à nettoyer.
  • Produits chimiques : les bases fortes, les désinfectants chlorés et les solvants font gonfler ou durcir certains caoutchoucs et plastiques.

Propriétés générales des matériaux courants (les données du fournisseur font foi) :

  • NBR (caoutchouc nitrile) : bonne résistance aux huiles, souvent utilisé pour les joints en contact avec des matières grasses.
  • EPDM : résiste à l'eau chaude, à la vapeur et aux détergents alcalins, mais pas aux huiles.
  • Silicone : large plage de températures, mais résistance à l'abrasion et au déchirement plus faible.
  • Caoutchouc fluoré (FKM) : résiste à la chaleur et aux produits chimiques, plus cher.
  • POM (polyacétal), nylon, UHMW-PE : courants pour les guides, racleurs, engrenages et autres pièces résistantes à l'usure.

À quelle fréquence les remplacer

Selon les recommandations du constructeur et l'état réel. Contrôlez-les lors du démontage et du lavage quotidiens, et remplacez-les dans les cas suivants :

  • Fissures, éclats, déformation (écrasés et sans retour à la forme d'origine).
  • Durcissement ou au contraire aspect collant, décoloration.
  • Surface rugueuse, salissures ou odeurs qui ne partent pas au lavage.
  • Début de fuite de produit ou d'huile.

Les joints coûtent peu, mais une défaillance peut entraîner des fuites, une contamination ou des poids faux sur tout un lot ; il est conseillé d'en garder en stock.

Utilisation et stockage

  • Au montage, ne faites pas levier avec un outil pointu, pour ne pas entailler le joint.
  • S'il faut lubrifier le joint pour faciliter le montage, utilisez un lubrifiant de qualité alimentaire.
  • Rangez les pièces de rechange au frais, à l'abri de la lumière et au sec ; le caoutchouc vieillit avec le temps, appliquez le premier entré, premier sorti.

Questions fréquentes

Q : Les joints toriques doivent-ils obligatoirement être de qualité alimentaire ?
R : Un joint torique en contact avec les aliments est un ustensile alimentaire ; son matériau doit être conforme aux Normes d'hygiène des ustensiles, récipients et emballages alimentaires, et il ne faut pas le remplacer par un article industriel courant.

Q : Existe-t-il une norme d'essai taïwanaise pour les pièces en caoutchouc ?
R : Oui. Le tableau 2 des Normes d'hygiène des ustensiles, récipients et emballages alimentaires fixe les essais sur le matériau et les essais de migration pour le caoutchouc (hors articles de puériculture pour l'allaitement).

Q : À quelle fréquence changer les joints ?
R : Selon les recommandations du constructeur ; contrôlez-les à chaque démontage et lavage quotidien, et remplacez-les dès qu'ils sont fissurés, déformés, durcis ou qu'ils fuient.

Q : Le joint ne rentre pas, peut-on mettre de l'huile alimentaire ?
R : Il est conseillé d'utiliser un lubrifiant de qualité alimentaire ; l'huile alimentaire rancit facilement.

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