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Détecteurs de métaux et inspection des corps étrangers par rayons X

Un détecteur de métaux est-il obligatoire ?

La réglementation n'écrit pas que « toute usine alimentaire doit acheter un détecteur de métaux », mais elle précise ce qu'il faut obtenir :

  • Le point 7 de l'annexe 3 des Regulations on Good Hygiene Practice for Food (食品良好衛生規範準則) exige que le procédé comporte « des mesures pour empêcher l'introduction de métaux ou d'autres corps étrangers dans les produits et la contamination croisée ».
  • L'article 9 des Standards for Food Factory Buildings and Equipment (食品工廠建築及設備設廠標準) range les « équipements de détection des métaux ou autres corps étrangers » parmi les équipements de production dont les usines d'aliments surgelés peuvent se doter selon leurs besoins ; l'article 7 exige que la structure des machines et équipements empêche lubrifiants, débris métalliques, eaux usées, etc. de se mêler aux produits.

Autrement dit, le détecteur de métaux est l'outil le plus courant pour « empêcher l'introduction de métaux », mais pas le seul moyen. L'entretien des machines, le contrôle des pièces, la gestion des lames et des tamis, la maîtrise du verre et des plastiques durs participent tous à la prévention des corps étrangers. De nombreux distributeurs et clients export exigent aussi la détection des métaux lors de leurs audits d'usine.

D'où viennent les métaux ?

  • Couteaux et grilles de hachoir ébréchés.
  • Vis et rondelles de machine desserrées.
  • Poils de brosse métallique ou fragments d'éponge à récurer utilisés pour le nettoyage.
  • Agrafes métalliques des jonctions de tapis.
  • Matières premières elles-mêmes contaminées, par exemple fragments d'aiguille dans la viande ou fil de fer dans les légumes.
  • Outils ou pièces oubliés après une réparation.

Quels métaux peut-on détecter ?

Le détecteur de métaux utilise une bobine qui génère un champ magnétique ; un métal qui passe perturbe ce champ et déclenche l'éjection. On distingue généralement trois catégories de tests :

  • Ferreux (Fe) : les plus faciles à détecter.
  • Non ferreux (Non-Fe) : cuivre, aluminium, etc., avec une sensibilité intermédiaire.
  • Acier inoxydable (SUS) : le plus difficile à détecter, en particulier l'inox amagnétique — alors même que les machines alimentaires en utilisent énormément.

La taille minimale des particules détectées dépend de l'ouverture de détection, des caractéristiques du produit (un produit humide ou salé génère lui-même un signal, c'est l'« effet produit »), de la vitesse de convoyage et des réglages ; elle doit être vérifiée avec le produit réel et des éprouvettes de test standard. Par ailleurs, l'emballage en aluminium est lui-même métallique : un détecteur de métaux classique ne peut pas contrôler des sachets en aluminium déjà fermés ; il faut contrôler avant conditionnement ou passer aux rayons X.

La différence des rayons X

L'appareil d'inspection par rayons X détecte les différences de densité ; en plus des métaux, il détecte :

  • Les éclats d'os, le verre, les pierres, les plastiques ou caoutchoucs denses.
  • Les corps étrangers dans des produits sous emballage aluminium.
  • Certains modèles contrôlent aussi les pièces manquantes, les quantités insuffisantes ou les défauts de forme.

En contrepartie, l'équipement est plus cher, et les corps étrangers peu denses (copeaux de bois, cheveux, films plastiques fins) restent difficiles à détecter. La plupart des entreprises commencent par un détecteur de métaux, et envisagent les rayons X lorsque le produit présente un risque d'os ou utilise des emballages métalliques. Les appareils à rayons X sont des équipements à rayonnements ionisants : avant utilisation, il faut accomplir les démarches prévues par la réglementation de radioprotection.

La détection des métaux dans l'approche HACCP

La démarche du système de maîtrise de la sécurité des aliments (HACCP) consiste à recenser les dangers physiques dans l'analyse des dangers, puis à décider à quelle étape les maîtriser. L'article 5 des Regulations on Food Safety Control System (食品安全管制系統準則) exige que l'équipe HACCP recense tous les dangers biologiques, chimiques et physiques possibles ; l'article 6 porte sur la détermination des points critiques pour la maîtrise ; les articles 7 et 8 sur les limites critiques et le plan de surveillance.

La détection des métaux est souvent définie comme point critique pour la maîtrise (CCP), avec les modalités suivantes :

  1. Limites critiques : par exemple les spécifications des éprouvettes ferreuses, non ferreuses et inox.
  2. Surveillance : au démarrage, à intervalles fixes et à chaque changement de produit, faire passer les éprouvettes dans le détecteur pour vérifier l'éjection correcte, et l'enregistrer.
  3. Actions correctives : en cas d'échec du test, recontrôler tous les produits passés depuis le dernier test réussi.
  4. Gestion des produits éjectés : les collecter sous clé et rechercher l'origine du métal.

L'obligation de mettre en œuvre le HACCP dépend des catégories et tailles d'entreprises fixées par la FDA taïwanaise ; même hors de ce champ, cette méthode reste un bon outil de gestion des corps étrangers. Au niveau international, les principes HACCP figurent dans les Principes généraux d'hygiène alimentaire du Codex (CXC 1-1969).

Questions fréquentes

Q : Une petite usine doit-elle forcément acheter un détecteur de métaux ?
R : La réglementation exige des mesures pour empêcher l'introduction de corps étrangers métalliques ; le détecteur de métaux est la solution la plus courante, et les distributeurs ou clients export l'exigent souvent.

Q : Un détecteur de métaux détecte-t-il l'inox ?
R : Oui, mais l'inox est la catégorie la plus difficile à détecter, avec une sensibilité généralement inférieure à celle des métaux ferreux ; vérifiez-le avec une éprouvette inox.

Q : Peut-on passer des produits emballés sous sachet aluminium au détecteur de métaux ?
R : Pas avec un détecteur de métaux classique ; il faut contrôler avant conditionnement, ou passer aux rayons X.

Q : À quelle fréquence tester avec les éprouvettes ?
R : Selon votre plan de surveillance ; la pratique courante est de tester au démarrage, à intervalles fixes, à chaque changement de produit et en fin de journée, avec enregistrement.

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