Dong-Yih Machinery Co., Ltd.
← Guide des machines alimentaires

Arrêt d'urgence, verrouillages de sécurité et protecteurs : comprendre les dispositifs de sécurité d'une machine

Trois lignes de défense de base

Les dispositifs de sécurité courants des machines alimentaires se répartissent en trois catégories :

  1. Protecteurs et carters : ils masquent les parties dangereuses pour que la main ne puisse pas les atteindre.
  2. Verrouillages de sécurité : dès que le protecteur est ouvert, la machine s'arrête ; tant qu'il n'est pas bien fermé, elle ne peut pas démarrer.
  3. Arrêt d'urgence : en cas de problème, une simple pression arrête la machine.

L'ordre de conception est le suivant : d'abord éliminer le danger autant que possible par la construction, puis ajouter protecteurs et verrouillages ; l'arrêt d'urgence est le dernier recours et ne peut remplacer les deux premiers.

La machine a-t-elle un arrêt d'urgence ?

L'article 45 du Règlement sur les installations de sécurité et de santé au travail (職業安全衛生設施規則) prévoit que les machines à entraînement motorisé présentant un danger important doivent être équipées, à un emplacement approprié, d'un dispositif de freinage d'urgence clairement signalé, qui coupe immédiatement l'énergie, agit sur le système de freinage et permet d'arrêter rapidement la machine en cas d'urgence. L'article 44 exige en outre que chaque machine ait son propre dispositif de coupure de l'énergie et qu'elle ne puisse pas démarrer brusquement sous l'effet d'un contact ou de vibrations.

La section 1.2.4.3 de l'annexe I de la directive Machines 2006/42/CE de l'Union européenne exige aussi, en principe, que les machines soient équipées d'un ou plusieurs dispositifs d'arrêt d'urgence (sauf pour les machines où il ne réduirait pas le risque ou ne serait pas applicable).

Un bon arrêt d'urgence est généralement conçu ainsi :

  • Bouton rouge sur fond jaune, de forme bien reconnaissable (souvent en « coup de poing »).
  • Placé là où l'opérateur et les personnes à proximité peuvent l'atteindre rapidement ; plusieurs le long des lignes de production longues.
  • Une fois enfoncé, il reste verrouillé et doit être tourné ou tiré pour être réarmé ; après réarmement, la machine ne redémarre pas d'elle-même, il faut appuyer à nouveau sur le bouton de démarrage.

La machine s'arrête-t-elle quand on ouvre le protecteur ?

Cela dépend de la présence d'un verrouillage de sécurité. Sur le plan réglementaire :

  • Article 58 du Règlement : les machines présentant un risque de point de happement, ainsi que les parties dangereuses des machines à commande numérique ou autres machines automatisées, doivent être équipées de protecteurs, de carters ou de portes de sécurité à verrouillage lorsque le travail présente un danger.
  • Article 73 : les machines centrifuges doivent être équipées d'un couvercle et d'un dispositif de verrouillage empêchant le démarrage tant que le couvercle n'est pas complètement fermé.
  • Article 82 : les machines de formage sous pression présentant un danger doivent être équipées d'une porte de sécurité, d'un dispositif de commande bimanuelle ou d'un dispositif de sécurité à détection ; la porte de sécurité doit empêcher le démarrage de la machine tant qu'elle n'est pas fermée.
  • Article 78 : les laminoirs présentant un point de happement doivent être équipés de carters, de rouleaux de guidage ou de dispositifs de protection à verrouillage.

Points de conception d'un interrupteur de verrouillage : il ne doit pas pouvoir être facilement neutralisé avec du ruban adhésif, un aimant ou une pièce de monnaie ; à l'ouverture, il doit arrêter le mouvement dangereux avant que la main ne puisse l'atteindre ; sur les machines à forte inertie, le protecteur ne doit s'ouvrir qu'après l'arrêt complet.

Peut-on retirer un dispositif de sécurité ?

Non. L'article 327 du Règlement prévoit que l'employeur doit imposer aux travailleurs de ne pas démonter arbitrairement les équipements de sécurité et de santé ni les neutraliser ; en cas de constat d'un démontage ou d'une neutralisation, ils doivent le signaler immédiatement à l'employeur ou au responsable. L'article 326 prévoit que, si l'employeur doit temporairement démonter une installation de sécurité ou la neutraliser, il doit tenir compte de l'état physique des travailleurs et des conditions de travail, suspendre le travail ou prendre d'autres mesures nécessaires, et rétablir l'état initial dès que la cause a disparu.

Sur le terrain, on voit souvent ceci : l'interrupteur de verrouillage gêne le nettoyage, alors on le court-circuite ou on le neutralise avec du ruban adhésif ; le protecteur masque la vue, alors on le retire et on ne le remet pas. Ce sont les causes les plus fréquentes dans les enquêtes après accident. Si un dispositif de sécurité gêne vraiment le travail, il faut en discuter avec le fournisseur de l'équipement pour l'améliorer, pas le retirer.

Questions à poser à l'achat

  • Où se trouvent les boutons d'arrêt d'urgence, combien y en a-t-il ? Comment se réarment-ils après actionnement ?
  • Quels protecteurs sont verrouillés ? À l'ouverture, quels mouvements s'arrêtent et lesquels continuent ?
  • Les organes de transmission (courroies, chaînes, engrenages) ont-ils des protecteurs fixes ? Faut-il un outil pour les démonter ?
  • Après une coupure de courant, la machine redémarre-t-elle seule au retour de l'alimentation ?
  • Quels protecteurs faut-il ouvrir pour le nettoyage ? Comment s'assurer, une fois ouverts, que la machine ne peut pas démarrer ?

Les dispositifs de sécurité de chaque modèle Dong-Yih Machinery ne sont pas détaillés dans les fiches techniques du site ; appelez directement le 06-257-4644 ou consultez nos coordonnées. Pour une présentation d'ensemble des risques de happement, voir Pétrins, laminoirs à pâte, rouleaux : risques de happement et protections ; pour la coupure d'énergie au nettoyage, voir Les règles de consignation lors de l'arrêt.

Questions fréquentes

Q : La machine doit-elle obligatoirement avoir un arrêt d'urgence ?
R : L'article 45 du Règlement sur les installations de sécurité et de santé au travail impose un dispositif de freinage d'urgence clairement signalé aux machines à entraînement motorisé présentant un danger important ; la directive Machines de l'Union européenne exige aussi, en principe, un arrêt d'urgence.

Q : La machine s'arrête-t-elle quand on ouvre le protecteur ?
R : Cela dépend de la présence d'un verrouillage. L'article 58 du Règlement impose, pour les parties dangereuses des machines présentant un point de happement ou des machines automatisées, des protecteurs, carters ou portes de sécurité à verrouillage ; avec un protecteur verrouillé, la machine s'arrête à l'ouverture et ne démarre pas tant qu'il n'est pas bien fermé.

Q : Peut-on retirer un dispositif de sécurité ?
R : Non. L'article 327 du Règlement interdit de démonter arbitrairement les équipements de sécurité ou de les neutraliser ; en cas de démontage temporaire indispensable, l'article 326 impose de suspendre le travail et de rétablir l'état initial dès que la cause a disparu.

Q : Après un arrêt d'urgence, la machine redémarre-t-elle quand on relâche le bouton ?
R : Un arrêt d'urgence bien conçu reste verrouillé et doit être réarmé manuellement ; après réarmement, il faut encore appuyer sur le bouton de démarrage pour que la machine reparte.

Retour à Guide des machines alimentaires

Panier